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Fred Kihn

Après avoir été ouvrier dans une usine de saucisson, conducteur d’engin, ambulancier, éducateur, Fred Kihn devient photographe. Il fait ses armes dans un quotidien de province : « Le Progrès de Lyon ». Il y apprend à couvrir les serrages de mains de préfet, les derbys de foot Perrigny-Montmorot, les accidents au coin de la rue, la prise de la plus grosse carpe, les concours de bûcherons, etc. « Une école merveilleuse ».

Il arrive à Paris en 1991 et photographie pour des lieux culturels (Théâtre de Paris Villette, Grande Halle de la Villette...) ainsi que pour la presse (Libération, Le Monde (mais plus maintenant) Télérama (mais plus maintenant non plus)â...) où il couvre les mêmes genres de sujets en division internationale (ministres, champions du monde de tout, stars, faits divers avec des morts)â... En parallèle, il continue sa recherche photographique autour des thèmes de la représentation de la violence et du portrait de rue.
Sa photo est pop-rock, colorée, directe, un peu ironique et ne prétend jamais révéler la moindre parcelle de vérité ni le moindre instant décisif.
De 1999 à 2001, il est directeur de la photographie de la série Le Bidule où il rencontre Igor Wojtowicz et Olivier Babinet.
Cinq expositions à Paris lui ont été consacrées.
En 2005, pendant le Festival du Film de Cannes, il réalise une série de photos quotidiennes sur les principaux genres du cinéma pour le journal Libération.
Lecteur et partisan de la pensée d’Albert Cossery : « J’écris pour que quelqu’un qui vient de me lire n’aille pas travailler le lendemain ».
Il continue à travailler en tentant d’écourter de plus en plus ses séances de prise de vue.

En 2010 il co-réalise Robert Mitchum est mort avec Olivier Babinet

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